(( I just can't help myself ))

(( I just can't help myself ))
Je n'ai plus le besoin d'écrire. Et ça__. m'attriste. Ça m'attriste pour la simple et__. bonne raison que j'avais trouvé quelque__. chose à faire. Écrire était devenu ma__. catharsis. J'avais besoin d'écrire, j'avais__. envie d'écrire, j'aimais écrire. Je ne me__. suis jamais vantée. Je n'ai jamais prétendu__. « bien écrire ». Il arrivait qu'on me le__. dise, qu'on me dise que j'avais des mots__. étonnement justes. C'était toujours__. appréciable de l'entendre et d'y croire, au__. moins un peu. Ça donnait envie de__. s'accrocher à ces mots. Mais je n'écrivais__. pas pour les autres. Je n'écrivais pour__. personne d'autre que moi-même. C'est là__. la première entreprise égoïste et__. entièrement personnelle que j'avais__. débutée. C'était la première chose que__. j'avais réalisée pour moi et uniquement__. pour moi. Alors aujourd'hui, j'ignore__. pourquoi, j'ai envie d'écrire une dernière__. fois. Un dernier texte ici. Toujours rien de__. vaniteux, de prétentieux, de prestigieux,__. non, quelque chose de simple. Je__. voudrais écrire une dernière chose et dire__. vraiment ce que j'ai été. Je veux avouer à__. quel point j'ai merdé dans ma vie et__. comme je le reconnais aujourd'hui, sans__. artifice et sans trop de honte. Et sans__. pudeur. Sans pudeur parce que__. aujourd'hui, j'ai l'impression d'être loin de__. tout ça, d'avoir dépassé mon passé. Je ne__. le renie pas, je ne l'oublie pas, je l'ai juste__. dépassé. Je n'ai plus honte, je suis fière__. d'être là, peu importe ce par quoi je suis__. passée. Je vais enfin pouvoir dire que__. aujourd'hui, en écrivant ce que je vais__. écrire, j'aurais la sensation de vous__. résumer l'histoire de quelqu'un d'autre,__. tant j'ai changé ces derniers temps. Alors__. voilà. Je ne rejette la responsabilité de mes__. échecs, de mes déboires, de mes chutes,__. sur personne. Et je ne le ferais jamais.__. C'est une promesse. Je suis tombée dans des engrenages tous plus vicieux les uns que les autres et j'en assume l'entière responsabilité. Les acteurs de ma vie m'ont influencée, tous, à leur manière, mais peu importe la situation, j'ai toujours été la seule à choisir, la seule à prendre des risques. J'assume mes choix et je me dis qu'au fond, même si j'ai foiré des tonnes de choses, j'en suis sortie. J'ai survécu. Oui, parce que moi j'ai SUR-vécu, j'ai vécu au-dessus de certains pendant tant d'années que je me sens parfois en décalage. Je ne me vante toujours pas, et je ne sais pas vraiment à quoi est dû ce décalage. Peut-être qu'une fois encore, j'en suis la seule responsable. Et peut-être que ça me plaît d'être en décalage avec les autres. Mon caractère misanthrope s'affaiblit pour laisser place aux découvertes. Je me laisse guider et je peux vous assurer que ce nouveau départ est réel et véridique. J'ai été une gamine paumée, comme tout le monde. Aujourd'hui, je suis juste quelqu'un. Je ne suis plus « celle qui pleurait 350 jours sur 365 », je ne suis plus « LOr, la poupée cassée », je ne suis plus « Leiii, la cyber-addict » non plus. Aujourd'hui, je suis juste Laure. Et ça me va.

Je crois que je vais m'arrêter d'écrire ici pendant un certain temps.
Si l'envie vous prend, venez me voir m'accrocher à des trucs réels
> * <

# Posté le mardi 04 novembre 2008 11:23

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 09:42

(( Love hurts, but sometimes it's a good hurt, and it feels like I'm alive... ))

(( Love hurts, but sometimes it's a good hurt, and it feels like I'm alive... ))
__.Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Habituellement, j'ai ce besoin constant __.de me vider ici, de déverser ma haine, ou tout autre sentiment __.susceptible de me faire chavirer. Mais je ne sais pas, ces temps-ci, je __.n'en ressens plus vraiment le besoin. Peut-être que je devrais juste __.apprendre. Apprendre à écrire sur autre chose que mes béquilles __.psychologiques, mes plâtres au moral et mes brèches au cerveau *. Je __.crois que je vais essayer d'apprendre à écrire sur autre chose que les __.sentiments violents comme la haine, la rage, la ranc½ur. Je vais __.essayer d'apprendre à écrire sur la fraîcheur, la tendresse, __.l'émerveillement. Mais quelque chose me retient. Bien sûr, je me sens __.bien. Bien sûr, je souhaite que ça dure. Mais je ne sais pas, quelque __.chose me retient. Je ne me sens pas prête à l'écrire. À écrire tout ce que __.ça représente pour moi, je ne me sens pas prête à l'avouer, en fait. Je __.suis en train de changer. Je re-découvre le monde, les gens, et ça me __.fait peur de dire qu'au final... Je n'y connaissais rien. Je vois tout sous __.un nouvel angle. Je me dis que ce que j'ai laissé interférer dans ma vie __.m'a bouché la vue, et que c'était sacrément idiot de m'accrocher à ces __.choses-là. J'aurais mieux fait de m'accrocher à la vie. Oui, la vie, c'est __.large comme terme. Oui, la vie, c'est drôlement volatile comme valeur. __.Et jusque là, je me forçais à vivre pour bien des valeurs morales, __.éthiques, des promesses. Je me forçais à vivre pour des morts. __.Aujourd'hui, je suis fière de dire que j'ai fait un choix et que j'ai choisi __.la vie. J'ai choisi de vivre pour moi, pour mon sourire. Je me sens __.comme une enfant, comme si je m'offrais une seconde chance. J'ai __.l'impression de recommencer une nouvelle vie. C'est débile dit comme __.ça, mais je n'arrive plus à trouver mes mots pour la simple et bonne __.raison que je n'ai jamais écrit là-dessus. Évidemment que j'ai un passé __.et que ce ne sera jamais vraiment une ardoise vierge. Mais je change, __.je suis réellement en train de changer, je suis en train de guérir, oui de __.guérir. Elle panse mes blessures et referme mes plaies. Et même si je __.me dis constamment que je ne lui dois pas tout, qu'Elle n'est pas le seul __.facteur de mon bien-être, j'ai parfois du mal à m'en convaincre. J'aime __.vivre. Mais j'aime vivre avec Elle. Elle me fait du bien. Et pas à en __.crever, pas comme les autres avant Elle. J'ai réussi à ne pas reproduire __.le même schéma inlassablement, j'ai réussi à ne pas haïr l'être aimé __.autant que je le chéris. Et ça, c'est un progrès énorme. J'ai l'impression __.de ne jamais perdre mon temps. Je ne m'ennuie plus. J'ai l'impression __.d'apprendre à chaque seconde. C'est un peu comme si le monde __.m'autorisait enfin à le détailler en entier, comme si il ne m'avait montré que la partie grisâtre que j'étais apte à digérer. Alors j'apprends. J'apprends à digérer les couleurs. Je vais apprendre à écrire sur ces innovations majeures dans mon bout de vie. Quoi qu'il en soit, je ne parlerai jamais aussi bien que Grand Corps Malade, alors en attendant de savoir comment m'y prendre, je vous laisse avec lui dans "Je dors sur mes 2 oreilles".

« J'me sens pas l'plus chanceux, mais c'est pas moi l'plus à plaindre.
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre.
Alors j'vais y mettre le feu, en ajoutant plein de couleurs, moi quand j'regarde par la fenêtre, j'vois qu'le béton est en fleurs. »
ManOu trouve toujours les plus belles expressions <3 * * * *
Pix

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 10:11

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 13:21

(( Time still exists ))

(( Time still exists ))
J'aimerais me transformer en sac à dos.

Je voudrais être un sac à dos, pour qu'elle m'emmène partout avec elle, pour ne pas avoir à vivre ses petits départs pourtant si éprouvants, pour ne pas sombrer dans cette semi-léthargie et la semi-mélancolie qui l'accompagne, pour ne pas pleurer alors que je suis heureuse, pour ne pas me sentir vide alors que je suis amoureuse, pour ne pas flipper alors que je me sens bien. Pour que mes larmes ne prennent pas le dessus sur nos merveilleux souvenirs. Pour ne pas la quitter, tout simplement.
Tu me manques... Je peux être ton sac à dos ?
* * * *

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 11:05

Modifié le mardi 21 octobre 2008 07:07

(( I won't hesitate no more, no more. It cannot wait, I'm yours. ))

(( I won't hesitate no more, no more. It cannot wait, I'm yours. ))
Je me suis sentie tellement vide en rentrant chez moi. Comme si ces quelques jours avaient été coupés de toute ma réalité. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'ils aient lieu, ces quelques jours. Je n'ai plus l'habitude que les bonnes choses prévues d'avance se réalisent. Du coup, je n'avais pas appréhendé, je n'avais pas réfléchi. Inconsciemment, j'étais persuadée que ces quelques jours n'auraient pas lieu. Ce n'est peut-être pas plus mal, au fond. Je n'ai pas eu l'occasion d'angoisser, de me poser un milliard de questions et de me prendre la tête. Mais en rentrant dans mon appartement à midi, j'ai senti la mélancolie m'envahir. Ça m'a rendue étrange. J'étais incapable de décrire comment je me sentais, et c'était assez frustrant, en fait. Je ne vais pas raconter ces quelques jours. Mais une seule chose est sure... J'ai trouvé quelqu'un avec qui le mot « partager » prend un nouveau sens. Elle est la première personne à avoir lu mon carnet. Je suis la première personne avec qui elle a dormi les trois quarts d'une journée. Elle m'a fait découvrir que manger à deux pouvait me procurer un peu de joie. Je lui ai fait découvrir les chansons de Keny Arkana et Rihanna. Elle s'est rendue compte que les surprises, c'était pas ma tasse de thé. Je me suis rendue compte qu'elle est encore mieux que je le croyais.
* * *

# Posté le lundi 13 octobre 2008 13:39

Modifié le lundi 13 octobre 2008 14:40

(( My mood swings ))

(( My mood swings ))
Pix

Certains me prennent au sérieux, juste_. comme il faut, comme ma mère « Je te_. trouve bien comme ça, tu n'as plus_. besoin de prendre ou de perdre du_. poids ». Certains sont délicats, comme_. ma s½ur «  Je trouve que t'as encore_. minci, non ? ». D'autres beaucoup moins,_. comme mon père « Ça suffit maintenant,_. tu manges comme tout le monde et t'as_. pas intérêt à aller vomir ça dans les_. toilettes ». Et moi, je tangue, toujours._. Pourtant je me sens bien. Mais j'ai_. toujours la faim déréglée. Je ne cherche_. pas à comprendre. C'est juste qu'il y a_. des jours où je n'ai pas faim, d'autres_. où ça m'est insupportable de manger, et_. d'autres où je ne me rends même pas_. compte que je n'ai rien avalé. Mais il y a_. aussi ces autres jours, ces jours où je_. mangerais le frigidaire entier, emballages plastique compris, et qu'une fois ce méfait accompli, je serais capable de recommencer. Mais vous savez, il m'arrive également d'avoir des jours équilibrés, des jours avec trois repas, trois repas qui contiennent une entrée, un plat chaud, du fromage et un dessert. Ça m'arrive aussi. Même si j'avoue que c'est rare ces temps-ci. Au fond, qu'est-ce que ça peut faire ? Je tiens debout. Et c'est mon problème si j'ai ces cicatrices sur la peau, ces cicatrices qui me disent que mon corps supporte tant bien que mal mes déboires alimentaires. C'est mon problème si je garde ces cicatrices de vie à vie, ces marques de mon instabilité. Je n'ai jamais eu la volonté de grossir ou de maigrir. Je ne me suis jamais dit que j'étais trop grosse, ou trop maigre. Je n'y porte pas réellement attention, du moins, je ne crois pas. Il paraît que la vraie maladie est celle qui ne se voit pas. Pourtant, je suis persuadée que je ne suis pas malade, pas pour ça. Alors quoi ? Je vais supporter encore longtemps les regards en biais de mon père quand je me promène en short dans l'appartement ? Ces regards qui veulent tout dire et qui restent silencieux quand le propriétaire de ces yeux assassins n'a pas trop bu. Ces regards qui me hurlent que perdre ou prendre entre cinq et dix kilos en une semaine, ça ne se fait pas, ou alors, ça se cache bien. Mais je vous emmerde moi. Je vous emmerde. C'est mon poids, mon comportement instable et déstabilisant pour certains. C'est mon mode de vie. Ma vie, merde.
* * *
Soit t'es fort, soit t'es mort, soit tu dors, soit tu morfles...

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 12:02

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 14:08